Ousmane Sow (1935-2016)

SOW

S’attachant à représenter l’homme, il travaille par séries et s’intéresse aux ethnies d’Afrique puis d’Amérique. Puisant son inspiration aussi bien dans la photographie que dans le cinéma, l’histoire ou l’ethnologie, son art retrouve un sou e épique que l’on croyait perdu. Fondamentalement guratives, témoignant toutefois d’un souci de vérité éloigné de tout réalisme, ses e gies plus grandes que nature sont sculptées sans modèle. Ces gures ont la force des métissages réussis entre l’art de la grande statuaire occidentale et les pratiques rituelles africaines.

Avec l’irruption de ses Nouba au milieu des années 80, Ousmane Sow replace l’âme au corps de la sculpture, et l’Afrique au cœur de l’Europe.
En passant d’un continent à un autre, il rend hommage, dans sa création sur la bataille de Little Big Horn , aux ultimes guerriers d’un même soleil.

Des peuplades d’Afrique aux Indiens d’Amérique, il recherche le uide de ces hommes de- bout. Comme s’il s’agissait pour lui d’o rir en miroir à ces ethnies nomades, ères et esthètes, cet art sédentaire qui leur fait défaut: la sculpture.